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Posted 23/02/2015 by ET in Rebondir
 
 

Entreprendre sur Internet : petite revue rapide

entreprendre sur Internet
entreprendre sur Internet

J’avais créé ce contenu sur la page « Ressources pour Rebondir » mais je me suis dit que cela avait plus sa place sur un post que sur page statique.

Comme je le dis sur la page en question, il est possible d’entreprendre sur Internet et de gagner de l’argent sur le web. Mais comme toute entreprise, il n’y a rien de miraculeux, il faut du travail et du temps, voir de l’argent. N’en déplaise à certains gourous. Bien entendu des méthodes existent pour faciliter les choses, mais elles ne garantissent pas un succès. Et comme dans tout business, rien n’est immédiat ! Regardez cette petite vidéo de Denys Chalumeau qui explique comment cela fonctionne vraiment (son projet vs leboncoin.fr par exemple vous parlera bien : faire en 3 ans ce que l’autre a fait en 5 ans).

Que faire sur Internet ?

Plein de choses ! Que vous ayez une activité physique (avec des services, un commerce ou quoi que ce soit) vous pouvez accéder à des prospects locaux ou lointains. Vous pouvez autant vendre des dragées à des chinois ou japonais qu’à des américains – une fois l’obstacle linguistique dépassé, ce qui peut être rapidement fait avec des prestataire à moins de 5€ sur Fiverr. Fiverr est traduit en français pour que vous trouviez rapidement ce qu’il vous convient.

Internet vous offre la possibilité d’avoir une énorme zone de chalandise pour peu que vous arriviez à attirer le trafic et à convertir les visiteurs en clients. D’où la nécessité, comme dans toute création, de réfléchir au positionnement.
Sauf que contrairement à une entreprise classique – si vous n’avez pas de présence physique -, vous pouvez rapidement sentir le potentiel d’un marché grâce aux données mises à disposition par Google dans AdWords et Analytics.
– L’outil intégré dans Adwords pour décider des mots clés pertinents vous permet :

  • de déceler un trafic potentiel assez important mais sans trop de concurrence (concurrence sur mots clés = prix par impression plus chère en cas de pub = beaucoup d’acteurs).
  • d’utiliser ses mots clés dans votre site pour vous positionner

– Analytics fournira des données sur votre site Internet : trafic, comportement des utilisateurs, les sites référents …

Pour peu que vous preniez votre temps, il est assez facile et peu coûteux de mettre en ligne une première version de votre site et de tester votre idée – dans l’esprit du « lean » (maigre). Si au bout de 6 mois vous ne voyez rien décoller, vous aurez toujours le loisir de clore le site. La démarche de Steve Blank – voir ici – est vraiment intéressante lorsqu’elle s’applique au cas des e-business.

Hébergement

Pour créer votre site je vous recommande de passer par la case hébergeur. Vous vous cassez la tête pour trouver le bon ? Personnellement j’en ai fait 3 : Bluehost, GoDaddy et O2switch. Les 2 premiers sont américains et le dernier est français (et auvergnat).
Si O2switch est relativement stable, il est je trouve plus compliqué à gérer que Bluehost, notamment pour ajouter des domaines pour des sites secondaires – GoDaddy lui pousse trop aux achats, on se retrouve avec des choses dans le panier sans s’en rendre compte.
Je recommande donc Bluehost : d’une il est peu cher sur l’offre multisites sur serveur partagé (on peut héberger plusieurs sites webs sans surcoût autre que l’achat de nom de domaine) et que même en anglais, le cPanel, qui est le panneau d’administration, est super facile à comprendre. Il est même possible de le passer en Français de mémoire. La limite reste le partage des ressources, mais lorsque votre site sera bien lancé, il sera toujours possible de demander un transvasement sur un serveur dédié ou un autre hébergeur.

Certains spécialistes recommandent de séparer le prestataire pour l’hébergement (là où sera votre site Internet) et le registrar (là où est garé votre nom de domaine).  Vos noms de domaines sont en effet encore plus précieux que votre site : ce n’est pas pour rien que la pauvre couturière de Bourg-lès-Valence Milka a été poursuivie par la Kraft Food ! Sans nom de domaine vous perdez instantanément le contact avec vos clients. En revanche, si vous « perdez » votre site – mais que vous avez encore votre nom – vous pouvez toujours mettre au moins un site provisoire. L’autre avantage est la possibilité d’hébergé votre site au US mais d’avoir un domaine en .fr par exemple chez un registrar français (bon, c’est vrai que ce n’est pas toujour l’idéal comme ici pour le chargement du site).

Pour cela je recommande les montpelliérains de NeoDomaine.com qui sont pas trop mal.




Pour les projets ambitieux – avec levées de fonds et tout le bataclan – passer par la case « test de l’idées » via ce genre d’hébergement n’est pas une mauvaise idée : vous pouvez confronter le MVP (ou produit à viabilité minimale) à une audience.

Construire son site

Pour être présent sur la Toile, il vous faudra faire ou faire faire un site (voir . Pour les plus débrouillards et les curieux, il existe divers CMS – Système de Gestion de Contenu – qui peuvent faire l’affaire. Le plus facile et celui qui dispose de ressources documentaires, inégalées sur le Net de part sa popularité, est WordPress. Il reste facile d’accès mais vous devrez quand même mettre les mains dans le cambouis. Bluehost  propose sur le cPanel (le panneau d’administration sur le serveur) une installation en un clic fort appréciable. Mais encore une fois pour les réglages les plus fins, il vous faudra parfois passer par la racine d’installation (un peu comme sur votre ordi, mais sur le serveur où est installé le site via l’interface cPanel).
Drupal, WordPress, Joomla (et bien d’autres) sont autant de CMS qui peuvent héberger votre site (pages statiques comme les informations sur votre business ou services) et le blog (qui permet de publier des infos comme du contenu pour que les visiteurs trouvent votre site parmi tant d’autres, des nouvelles, des promos …).
Si vous vous orientez e-commerce, optez pour les CMS spécialisés comme :

  • Shopify : le meilleur pour démarrer, disponible en français, et que je teste actuellement dans le cadre d’un projet. Je précise que je me suis lancé avec Shopify – sans pour l’instant passer beaucoup de temps de dessus pour l’optimiser et améliorer le trafic – suite à un échange d’emails avec Brendan Falkowski, expert en développement e-commerce. J’ai pris la version basique à 14$/mois pour voir, ce qui revient à un hébergement mutualisé grosso-modo. Le domaine est lui chez Bluehost pour garder la main là-dessus si Shopify ne me convient pas (avant de savoir il faudrait que je m’en occupe plus).

shopify-fr

  • Magento : pour les plus gros sites
  • OpenCart, WordPress (via wooCommerce, ou eShop) … : inconvénient majeur, selon les infos que Brendan m’a fournies, est l’absence de plateforme eCommerce. J’utilise eShop sur un autre site dédiés aux ebooks. Je le trouve assez facile d’accès et s’adaptant à plusieurs cas d’utilisation – tout en étant GRATUIT (mais comme vous devez héberger le site, ça revient au même tarif que Shopify).

Pour bien fonctionner Magento et les autres, contrairement à Shopify, demandent plus d’efforts pour ajuster les thèmes, les plugins … au CMS choisi, ce qui n’est pas utile avec Shopify.

Pour l’anecdote je l’avais contacté suite à un débat sur un forum ThemeForest  avec un apôtre de wooCommerce, Leokoo (recherchez la discussion dans le forum).

Ensuite il faut penser à l’aspect visuel et envelopper le tout de manière à paraître professionnel ou propre. Ce n’est pas évident ! Encore plus lorsque l’on fait tout quasiment soit même – comme moi. Pour ce site, je suis passé par ThemeForest pour acheter un thème (bien qu’à l’origine le thème devait servir à un autre site que je n’ai pas encore mis en ligne, avec un structure particulière).

 

Bien acheter sur ThemeForest

  • Bien vérifier l’ancienneté du créateur,
  • Le nombre de mises à jour et la date de la dernière MAJ,
  • Le nombre de thèmes créés (pour voir si le créateur s’occupe de son thème ou non)
  • Le nombre de commentaires par rapport aux ventes : comme 90% des commentaires concernent des dysfonctionnements ou des difficultés pour arriver à ses fins, trop de commentaires veut dire que le thème n’est peut être pas facile d’utilisation, que le support n’est pas bon ou que la documentation n’est pas suffisante.

Pour d’autres, j’ai utilisé des thèmes gratuits, dont j’ai vérifié la popularité, la fréquence de mise à jour par rapport à leur date de création, les commentaires et l’existence d’un forum pour le support . Vous avez de très bons thèmes gratuits comme Graphene ou Atahualpa.

Le site ci-présent utilise Made acheté sur ThemeForest et créé par Industrial Themes, LLC.
La dernière mise à jour remonte à 2014 donc après 2-3 ans il s’avère que le SAV laisse à désirer. J’ai notamment un problème sur la page d’accueil avec le Latest Slider qui s’obstine à afficher un message d’erreur (EDIT 05/2015).

Optimiser son site

Vous avez sûrement entendu parler du SEO – Search Engine Optimisation – et du marketing en ligne (comment promouvoir vos produits/services), qui ressemble au SEO en fait. Cela se fait en ligne à l’aide de contenu ciblé, liens vers votre site via d’autres sites ou des réseaux sociaux, publicités sur Google ou les réseaux sociaux (Facebook, Twitter…), et d’autres moyens plus traditionnels de promotion.
Le but est d’attirer les visiteurs – si possible qualifiés, autrement dit, intéressés par votre offre – afin de les convertir en clients.
Là encore il est bon de penser à

Quel est votre business model ? Quels sont vos clients?

Produits téléchargeables, affiliation, dropshipping, sites avec abonnement, produits réservés aux professionnels (BtoB)… chaque business model – en gros la façon dont vous générez du cash de façon pérenne – aura ses propres codes.